Cette question revient souvent : « Concrètement parlant, ça donne quoi de perdre prendre du temps pour les médias sociaux? » Alors voici ma petite histoire personnelle et mes résultats. Vous verrez, il n’y a rien de magique dans la procédure, mais les résultats le sont, du moins à mon point de vue! 😉

18 janvier 2009 – Publication de mon premier billet sur ce blogue.

Février 2009 – Enregistrement de mon entreprise Oyez! Communication Formation, mais pour laquelle je n’ai commencé à travailler qu’à la fin de l’été suivant.

Février 2009 – Ouverture de mon compte Twitter

Entre ces premières actions et mon premier contrat, j’étais en mode apprentissage, préparation de mon offre et réseautage. J’écrivais un billet par semaine sur mon blogue (ce que je fais encore d’ailleurs) et je développais mon réseau sur Twitter.

Juillet 2009 – Je fais le saut et annonce ma démission à mon employeur.

Août 2009 – Premier contrat

Ce premier contrat se terminait par ma première expérience d’animation devant un large public : 380 personnes assistaient au Gala de l’entreprise du Témiscouata.  L’animation ne faisait pas nécessairement partie de mon offre de services de départ, mais ceux qui m’ont demandé de le faire avaient confiance que je pouvais faire le travail. C’était un risque d’accepter ce contrat sans expérience, mais ça prend toujours une première fois. Devant 380 personnes, ça passe ou ça casse! Mais si ça passe, qu’elle belle visibilité pour quelqu’un qui se lance en communications!

J’ai pris ce risque, me sentant apte à relever le défi. Ça marché 🙂

Pourquoi je vous raconte ça? Ce contrat n’a rien à voir avec les médias sociaux. Justement. Il faut aussi penser à se faire connaître autrement qu’à travers le Web. Il n’y a pas qu’une solution pour ça et ceux qui avaient mis toutes leurs actions dans Facebook ont eu une surprise la semaine dernière quand Facebook s’est mis à supprimer des comptes massivement.

Décembre 2009 – Ouverture de ma page professionnelle Facebook. Honnêtement, ça ne me tentait pas au départ. Mais en tant que communicatrice, je jugeais que je devais au moins me faire une idée juste avant de décider du sort de ce réseau, que j’utilisais jusqu’alors discrètement. Le fait est qu’il apporte plus de trafic vers mon blogue que Twitter et que les échanges sont beaucoup plus faciles sur ce réseau qu’avec les commentaires sur un blogue. Ma page Oyez! Communication existe donc toujours et est assez active. Vous y êtes les bienvenus!

Janvier 2010 – Surprise! La jeune chambre de Rivière-du-Loup me demande de faire une conférence à propos de Twitter. Ah! Oui? Il faut dire qu’à l’époque j’étais à peu près la seule utilisatrice de ce réseau dans mon coin et on commençait à en entendre parler de plus en plus. À noter que je n’avais pas prévu de formations pour les médias sociaux jusqu’à ce moment là. Je n’avais pas décelé cette opportunité. De toute façon, j’étais quand même assez novice en la matière. J’ai accepté parce que c’était encore une belle opportunité de visibilité pour moi et j’y suis allée avec la seule prétention de parler de mon expérience avec Twitter, qui était déjà concluante pour moi à plusieurs égards.

Cette action m’a positionnée en tant que « spécialiste » des médias sociaux sans que je ne l’aie vraiment prévu. Mais quelle chance, non? J’adore utiliser les médias sociaux alors travailler directement avec quelque chose que j’aime, n’est-ce pas ce que tout le monde souhaite? J’ai donc saisi cette opportunité puisque lorsqu’on est un communicateur, on doit de toute façon travailler avec tous les outils qui s’offrent à nous, médias sociaux compris. Et depuis, je mets les bouchées doubles pour rester à jour! Ça bouge tellement!

Année 2010 – Tout au cours de l’année, j’ai saisi les opportunités qui se présentaient pour rencontrer en chair et en os plusieurs personnes de mon réseau. Ça cimente les relations et accroît le bouche-à-oreille. Et j’ai rencontré des gens tellement intéressants à tous points de vue! Mon réseau de contacts efficaces s’est accru cette année là de façon exponentielle. J’ai eu plusieurs mandats, surtout au niveau de la formation, qui résultent de ce bouche-à-oreille non virtuel, mais alimenté au départ par le virtuel.

Décembre 2010 – Premier contrat obtenu grâce à ma seule présence sur les médias sociaux. Ce contrat me vient directement d’un de mes contacts, que je n’ai toujours pas rencontré en personne d’ailleurs! Nos échanges virtuels l’ont convaincu que je pouvais l’aider et il n’y avait aucun intermédiaire entre lui et moi pour confirmer que j’étais professionnelle dans mon travail.

Merci Jo! Avril 2011 devrait être le mois où l’on va se serrer la pince pour la première fois. J’ai bien hâte de vous rencontrer!

Vous voyez, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain tout ça! Évidemment, c’est différent quand on vend un service. Si vous vendez des produits tangibles, ça ira sans doute un peu plus vite, en autant que vous combiniez plusieurs outils.

Par exemple, la crédibilité que j’ai acquise ne me vient pas uniquement de ma présence sur Twitter ou Facebook, mais principalement de mon blogue. C’est un outil qui est si souvent oublié! « Je n’ai pas le temps! » est l’excuse de tous. Pourtant, je n’aurais pas atteint ces résultats sans l’apport de mon blogue. Impossible.

Si vous partez de rien, que vous n’êtes pas déjà connu, croyez-vous vraiment pouvoir vous rendre crédible à travers de petits messages de 140 caractères? Le blogue est essentiel!

Avril 2011 – Je mesure tout l’impact que le Web peut avoir. Luc Dupont, sommité en publicité et marketing, vient prononcer une conférence à Rivière-du-Loup. Je ne peux malheureusement y assister. On me « tweet » pendant la conférence que Luc Dupont parle de moi! Il dit que je suis un exemple pour lui sur Twitter et qu’il aurait aimé me rencontrer… je suis sans voix. Tellement sans voix que c’était difficile pour moi d’écrire à ce propos. J’ai laissé mon collègue Sylvain Dionne le faire à ma place. Je savais qu’il réussirait à transmettre mes émotions avec les bons mots, mais j’ai eu droit par le fait même à tout un hommage.

Merci Sylvain!

Moi qui ai lu presque tous les livres de Luc Dupont, déjà assisté à une de ses formations, lu son blogue, écouté ses reportages voilà qu’il dit que « moi », je suis un exemple pour lui…! Wow!

Je pense qu’en un peu plus de deux ans, je peux dire que j’ai acquis une crédibilité certaine! Je n’ai pas encore atteint tous mes objectifs, mais je m’approche de ma vision de départ : soit celle de donner des formations à travers la province et non pas uniquement chez-nous. J’ai donné une formation à Québec, je serai à Baie Comeau en fin de semaine et en mai à Montréal.

Encore une fois, ces contrats sont issus de ma présence sur les réseaux sociaux. Entre autre, je travaillerai avec Cybèle Rioux de Alizé Ressources Humaines pour la formation à Montréal. Cybèle m’a fait remarquer que la séquence d’actions demeure la même, que ce soit par réseautage virtuel ou traditionnel.

  1. Elle demande à son réseau de contacts des références.
  2. Elle reçoit une réponse (merci Adrien pour la référence!).
  3. Elle fait ses vérifications. Ici, au lieu d’appeler des gens pour vérifier mes références, elle a consulté mon blogue et les commentaires de mes réseaux sociaux.
  4. On a discuté de vive voix sur Skype pour voir si « ça cliquait » et finalement elle a aussi aimé la qualité de mon offre de service.

Qu’est-ce que les réseaux en ligne ont permis de plus que la façon traditionnelle de faire des affaires? Sauver du temps, se faire une idée plus facilement et valider son choix avec confiance.

Je progresse vers ma vision! Et, puisque j’adore partager et échanger avec les gens, la formation ou le transfert de connaissances, quelle que soit la forme que ça prend, est ce que j’aime le plus dans mon travail.

Peut-être que 2 ans pour atteindre ces résultats vous semblent longs. Tout nous semble long quand on commence, on voudrait bien être propulsé vers le succès dès le départ. La réalité est plus souvent qu’autrement différente.

Je suis chanceuse? Non, j’ai su saisir les opportunités. J’avais le temps de le faire? Pas plus que vous, mais j’ai pris le temps de le faire.

Et je suis en train de me rendre compte que tout ça a été possible parce que j’ai toujours eu en tête ma vision à long terme. Mes actions étaient donc toujours orientées vers cette vision. Pour atteindre un objectif à long terme, il faut bâtir du solide. Les coups d’éclats n’apportent souvent que des résultats à court terme. Persévérance et constance dans mes actions sont mes mots d’ordre.

Facile? Vraiment pas! Mais qui a dit que le chemin vers le succès devait être facile? 😉

Mais le chemin, parsemé d’embûches, est TELLEMENT satisfaisant, j’en parlais dans mon billet : Les montagnes russes de l’entrepreneuriat. Être en affaires, c’est aussi une question de passion. Surtout.