Dans un voyage ce n'est pas la destination qui compte, mais toujours le chemin parcouru.En cette période si propice à faire des bilans et se fixer de nouveaux objectifs, comment éviter de répéter les mêmes erreurs?

Avouons que c’est malheureusement courant de recommencer de la même façon quelque chose qui n’a pas fonctionné. L’être humain est parfois une créature étrange!

Cela m’amène à réfléchir sur ce qui nous fait oublier nos résolutions. J’ai réfléchi aussi sur ce sentiment d’échec que l’on vit quand nous n’atteignons pas nos objectifs.

En fait, quand on se fixe des objectifs, on garde toujours en tête la destination finale. C’est une bonne idée pour garder le cap sur notre vision à atteindre et pour visualiser notre succès futur.

Mais est-ce que cela nous fait oublier le voyage?

Que fait-on de tous les apprentissages que nous avons faits en cours de route? De ces changements qui nous amènent à faire des détours? À peut-être changer d’objectifs aussi…

Prendre le leadership de sa vie, c’est aussi être honnête envers soi-même

Mais il faut être honnête avec soi-même aussi! Reconnaissons quand nous n’avons tout simplement pas fait ce qu’il fallait pour atteindre notre objectif.

Cette honnêteté avec soi-même fait partie du leadership authentique.

À ce sujet, je vous invite à lire cet article de la revue de gestion des HEC Montréal: diriger et inspirer en étant soi-même. En plus d’inspirer une réflexion, il apporte 3 conseils pour mobiliser nos employés. Mais ce qui me plaît le plus dans ces conseils, c’est qu’ils sont tournés vers soi.

Nous sommes les premiers responsables de notre leadership et de notre capacité à inspirer et mobiliser les gens autour de nous.

3 questions pour fixer la destination

Non, je n’ai pas atteint tous mes objectifs dans la dernière année. Certains par ma faute, d’autres parce que la vie m’a amenée ailleurs. Les questions que je dois me poser pour avancer sont les suivantes:

  1. Est-ce que je suis satisfaite de cet « ailleurs » où m’a amenée la vie? Si non, que dois-je changer?
  2. Est-ce que les objectifs non atteints par ma faute étaient de réels objectifs pour moi? Si non, pourquoi les avoir fixés au départ?
  3. Qu’ai-je appris?

La 3e question est très importante. Et l’article vers lequel je vous réfère en parle aussi : la conscience de soi.

Lorsque le leader est capable d’observer ses comportements et de comprendre comment il fonctionne, il est plus à même de s’entourer des bonnes personnes, de connaître ses limites et de saisir les meilleures occasions pour lui.

Un de mes bons coups de l’année, celui qui m’a aidée à mieux me connaître, c’est d’avoir participé à une cellule de codéveloppement de Femmessor. Si je cite encore l’article, c’est que les cellules répondent totalement à cet objectif:

Pour arriver à diriger de façon authentique, « il faut se connaître comme personne, connaître nos défauts et nos angles morts».

Alors, que devez-vous changer et qu’avez-vous appris pour ne pas répéter les mêmes erreurs?