Oui, en 2016, le perfectionnisme tue. Il tue l’esprit d’initiative, la prise de risques, l’adaptation au changement si essentielle pour avancer. En étant trop perfectionniste, on n’arrive pas à saisir les opportunités qui se présentent.

Maîtriser chaque aspect d’un projet est quasi impossible! Et puis, vous risquez beaucoup plus de vous attarder sur des détails qui n’ont pas d’importance alors que d’avoir une vue d’ensemble, c’est ce qui permet de comprendre les enjeux et de voir venir les tendances et les ruptures inévitables de votre marché.

Et le manque de perfectionnisme? Il tue, lui?

Oui, ça peut arriver. Aussi. Se laisser emporter par le quotidien et remettre à plus tard certains détails qui devraient être faits aujourd’hui peut apporter son lot de problèmes. Dans ces cas-là, la plupart du temps, on le sait que si on ne s’en occupe pas, un problème va finir par surgir. C’est un peu jouer à l’autruche. Mais on a tellement de feux à éteindre!

Comment équilibrer le feu roulant du quotidien, le perfectionnisme et l’adaptation rapide exigée par la société d’aujourd’hui? C’est la réflexion que je vous offre dans cette vidéo :

Si vous préférez lire ma réflexion, la voici:

Êtes-vous perfectionniste? Et puis d’abord, pourquoi cette question? J’accompagne un client perfectionniste et je trouve ça difficile. Je trouve qu’il n’avance pas assez vite, qu’il s’enfarge dans les fleurs du tapis en bon québécois. Il cherche à maîtriser chaque aspect de son projet avant de poser des actions et je trouve ça frustrant de constater toutes les opportunités qu’il laisse passer.

En prenant conscience de ça, de la frustration que je ressentais, ça m’a amenée à faire le constat que je suis à l’opposé du perfectionniste. Est-ce mieux? Pas nécessairement. En fait, ça dépend beaucoup d’où on se situe sur l’échelle du perfectionnisme.

Trop, ça tue l’esprit d’initiative, la prise de risques, l’adaptation au changement si essentielle pour avancer de nos jours. En étant trop perfectionniste, on n’arrive pas à saisir les opportunités qui se présentent.

À l’inverse, le manque de perfectionnisme peut tout gâcher aussi. On se laisser emporter par le quotidien, on remet à plus tard des choses qui devraient être faites aujourd’hui et ça peut apporter son lot de problèmes. Le pire, c’est que bien souvent, on le sait que si on ne s’en occupe pas, un problème va finir par surgir. C’est un peu jouer à l’autruche. Mais on a tellement de feux à éteindre!

L’idée, comme dans toute chose, c’est de tendre vers l’équilibre entre le perfectionnisme et le manque de perfectionnisme. Comment?

Le perfectionniste devra apprendre à lâcher prise. Plus facile à dire qu’à faire évidemment. Mais si on ne lâche pas de lest un peu, ça nous empêche de développer nos projets et ça peut aussi conduire à l’épuisement. Imaginez! Avec tous les détails qu’il faut régler pour que tout soit parfait, y’a de quoi être épuisé! Le hamster n’arrête JAMAIS de tourner. Je suis essoufflée juste d’y penser.

Quant à celui qui manque de perfectionnisme, je crois qu’il doit plutôt apprendre à dire non à toutes les opportunités qui se présentent, apprendre à s’arrêter et réfléchir pour mieux choisir. Prioriser ses actions et respecter son plan d’action. Attention! Respecter un plan d’action ça ne veut pas dire de se fermer aux opportunités non plus.

Voyez? Y’en aura pas de facile et il n’y a pas de formule magique. C’est une question d’équilibre. Mon conseil|: se faire aider. Un coach, un mentor, un « mastermind group », un réseau, un conseil de direction, bref, s’entourer de gens meilleurs que nous, qui ont réussi eux-mêmes à passer par-dessus ces obstacles, c’est la clé à mon avis.

On dit qu’on enseigne aux autres ce que l’on a soi-même besoin d’apprendre. C’est sans doute pour cette raison que mes mots clés sont : réfléchir, planifier, choisir. J’ai aussi le mot comprendre qui revient souvent. Mais pour moi, c’est dans l’action qu’on comprend encore mieux.

Et puis vous? De quel côté de la balance vous situez-vous? Quels sont vos besoins : apprendre à lâcher prise ou à planifier?