Je suis en compagnie de Michelle Blanc à Rimouski, le 8 octobre 2009

Je suis en compagnie de Michelle Blanc à Rimouski, le 8 octobre 2009

Hier, j’ai assisté à la conférence donnée par Michelle Blanc à Rimouski.  Telle une groupie (enfin j’exagère un peu), je me suis fait prendre en photo avec la reine du web ? La vedette des médias sociaux ? La gourou du blogue ?  Non, simplement avec Michelle Blanc, une femme fort sympathique qui, sous ses airs de baveuse qui ne mâche pas ses mots, cache une personnalité attachante qui a su, avec humour, faire de nouveaux adeptes des médias sociaux.

Elle n’a pas manqué de faire comprendre aux gens présents que tout ce qu’elle disait aujourd’hui était disponible gratuitement sur son blogue ou sur diverses vidéos sur le web en lançant la question : «pourquoi avez-vous payé pour être là ?»  C’est vrai et en plus, je suis abonnée à son blogue, j’ai déjà vu une ou deux de ces conférences sur le web… qu’est-ce que je faisais là ?

  • Je suis allée lui serrer la pince.  C’est beau les contacts virtuels (on se suit sur twitter), mais lorsqu’on a la chance de les amener un peu plus loin et rendre les contacts plus humains, ça ajoute une valeur à la relation.
  • Je suis allée chercher des arguments convaincants pour les services & formations que j’offre.  Je cite Michelle Blanc : «WordPress est la meilleure plateforme de blogue au monde !» N’est-ce pas intéressant comme argument, moi qui offre une initiation à WordPress.
  • Améliorer mes façons de faire.  Ça fait quand même moins longtemps que Michelle Blanc que j’utilise ces outils de communication et il y a toujours place à l’amélioration.  Ce que j’ai retenu aujourd’hui était différent de ce que j’ai retenu la première fois que je l’ai écoutée sur le web, tout simplement parce que j’ai évolué depuis.
  • Réseautage : dans une salle pleine de gens intéressés par les médias sociaux, l’occasion était belle !

Passion

Du temps.  Les médias sociaux demandent du temps.  Oui, c’est vrai.  Pour les passionnés de communications comme moi, ce temps investi n’est pas nécessairement compté, bien qu’il faille tout de même s’arrêter et se demander si nos efforts se traduisent en retombées concrètes.  Je continue, c’est donc signe que je considère ces retombées intéressantes et, en passant, la persévérance, ça paye.  Mes retombées ne font que croître 🙂

Et que faire pour ceux qui ne sont pas passionnés par ces outils de communication, par le marketing ou par le web en général ?  Comme dans toute entreprise, il y a des choses qu’on aime faire et d’autres moins.  Soit on suit les conseils de Stéphane Guérin et on se trouve des associés, soit on fait avec et on débute notre présence sur les médias sociaux.  Les avantages de participer à la conversation sont trop nombreux pour les laisser de côté. !

Le web en région

La question de la pertinence d’utiliser ces outils lorsqu’on vise une clientèle régionale qui, malheureusement, n’a pas toujours accès à internet haute vitesse, s’est posée.  Elle est très légitime, parce qu’on s’entend que le Bas-Saint-Laurent n’a pas le plus haut taux de connexion (56,2% comparativement à Laval, le plus haut, à 77,5%) au Québec et si on est connecté, ce n’est pas toujours très rapide…

Maximiser notre présence web renforce les liens sociaux localement.  Telle est une partie de la réponse de Michelle Blanc.  Elle a raison sur ce point.  Mon réseau de contacts du Bas-Saint-Laurent, et des contacts pertinents, intéressants et intéressés, a cru de façon exponentielle depuis que j’utilise les médias sociaux.   Imaginez les retombées lorsque Internet Haute Vitesse sera disponible partout.  Voulez-vous sauter dans le bateau et être prêt lorsque ça arrivera ou regarder le bateau passer ?  Parce qu’il viendra le bateau, ça ne peut pas faire autrement puisque nous sommes le tiers monde des technologies de communication.  L’autre partie de sa réponse était un peu défaitiste puisqu’elle a comparé cette réalité au fait de vouloir communiquer avec des signaux de fumée.  Comme le mentionne Vincent Bélanger dans son retour sur la conférence, ça fait de notre région un monde à part.  Cependant, c’est notre réalité et on doit vivre avec. Pour rejoindre notre clientèle et leur parler efficacement, il ne faut pas leur demander de ce casser la tête ou de faire des efforts.  Ce n’est pas par le web que ces gens seront rejoint la plupart du temps. Cependant, notre présence sur le web en tant que fournisseur de produits ou services peut engendrer un bouche à oreille intéressant qui finira par rejoindre tout le monde. Il faut aussi travailler avec les médias traditionnel. Les deux, traditionnel et social, doivent faire partie de notre stratégie. On ne peut pas miser UNIQUEMENT sur le web pour rejoindre notre clientèle, il faut utiliser leurs outils pour leur parler. Tout est une question de choix du médium de communication.

Petite anecdote pour terminer : cette semaine, j’ai donné une formation privée à une dame qui s’en va faire de l’aide humanitaire en Amérique du Sud cet hiver.  Elle veut bloguer et en faire un carnet de voyage.  Elle sait qu’elle aura accès à Internet Haute Vitesse là-bas. Elle a pris cette formation en vue de ce voyage parce que pour l’utiliser ici, dans son patelin : no way ! Elle n’a pas internet haute vitesse… et elle n’a pas de temps à perdre. Quel paradoxe ! Elle va faire de l’aide humanitaire dans un pays supposément en voie de développement. Attention à nous, bientôt on verra des gens qui viendront faire les installations Haute Vitesse ici pour nous aider…