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Arrêtez-vous un instant pour imaginer de quoi sera fait l’avenir, grâce au Web. On pourrait dire n’importe quoi en fait, mais je ne vous offrirai pas de prédictions sensationnelles, seulement quelques réflexions et interrogations personnelles.

E-réputation

Aujourd’hui, on trouve déplorable la présence de bien des gens sur le Web. Facebook nous offre une vaste sélection de soirées bien arrosées, de petites tenues ou autres images qui peuvent nuire à notre image.

Mais avez-vous déjà pensé que, dans un futur pas si lointain, ce qui pourrait nuire à votre image serait de NE PAS être sur le Web? C’est déjà un critère d’embauche dans certaines entreprises qui œuvrent en communications et ça risque de le devenir dans plusieurs autres secteurs aussi.

Pourquoi? Ne croyez-vous pas qu’on aura alors tendance à se demander «mais… qu’a-t-il à cacher?» Ou encore, ce sera une démonstration flagrante de son manque d’habileté à utiliser le Web.

Retour du balancier

Quand je pense au futur du Web, la première expression qui me vient en tête c’est «sky is the limit!» Et comme j’ai une tendance naturelle pour le positivisme, je ne vois qu’un ciel bleu devant moi. Je trouve extraordinaire toutes les possibilités que nous offre la technologie et elle pourrait servir à faire tant de bien…

Seulement, de plus en plus, je vois des nuages s’accumuler dans mon beau ciel bleu. La réalité me rattrape et je peux observer des cas où la nature humaine dans ce quelle a de plus laid fait surface.

C’est la jungle actuellement sur le Web! C’est un puissant outil de changement facilement accessible, pour le bien comme pour le mal. D’ici 10 ans, j’ose espérer qu’il y aura une amélioration de l’encadrement (loi, recours et éducation). Ce sera le retour du balancier pour trouver un équilibre. Tout est une question de temps et d’apprentissage. Ce sont de nouveaux usages qui doivent être «digérés», si je peux me permettre, par tout le monde. Autant par Monsieur-Madame tout le monde qui utilisent le Web que par les autorités gouvernementales et éducationnelles.

Démocratisation

On dit que le Web s’est démocratisé depuis quelques années… c’est vrai, mais en partie seulement.  Pour moi, ce sera la vraie démocratisation lorsqu’il sera aussi courant d’utiliser le Web pour s’exprimer que le téléphone ou le courriel. Actuellement, il y a encore beaucoup de gens qui ont peur de tout ce qui peut se dire à leur propos sur les réseaux. Mais l’absence peut nourrir le feu aussi et faire sentir aux grands parleurs qu’ils ont le champ libre pour dire n’importe quoi.

Il faut apprendre à manier le Web de façon stratégique, comme on a appris qu’il ne fallait pas faire de marketing par courriel sans permission (quoiqu’il y a encore beaucoup de chemin à faire de ce côté là…) ou qu’enfant, on apprend à bien répondre au téléphone.

En passant, si au contraire on se reporte dans le passé, à l’époque de l’invention du téléphone, imaginez la révolution que cela a dû créer! Le téléphone a rapproché énormément les gens, comme le Web le fait aujourd’hui et il a certainement dû causer son lot de problèmes alors que plusieurs personnes partageaient une même ligne et que les voisins pouvaient facilement écouter les conversations. Ne croyez-vous pas que les gens oubliaient qu’ils étaient «en public», cachés derrière un combiné de téléphone? Ça s’est amélioré avec le temps, au même titre que les gens vont finir par comprendre qu’ils sont en public, même derrière un écran.

Que sera le futur du Web selon vous?